Depuis hier une chaleur accablante s'est abattue sur Beyrouth et les montagnes environnantes. Le soleil qui brillait dimanche, alors que nous observions la mer s'est progressivement laissé avaler par un ciel d'une blancheur éblouissante. On croirait que la neige arrive si on observe de l'intérieur cette couleur uniforme. Mais quand la porte s'ouvre, ce n'est pas la douce blancheur qui virevolte, mais un sable si fin qu'il est invisible et pique les yeux sans y laisser de trace.
Les rafales sont celles d'une tempête, mais la fraichur est à l'abri du vent. Le vent, lui, brûle, chauffe et étouffe par sa force, sa densité et sa chaleur.
C'est le Khamsin arrivé du désert, qui souffle sans répit depuis hier, remplissant les creux entre les pierres de cette poussière qui s'accumule d'habitude moins rapidement et emmenant dans ses rafales les meubles d'extérieur.
L'odeur même mélangée aux effluves de la ville rappelle le sahel et ses parfums uniformes de sable chaud. Et la ville semble emmurée dans un air poussiéreux et gris.
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